La naissance d’un projet
Depuis très longtemps j'ai cette profonde envie de réaliser un projet vidéo qui me tient à cœur, un format long qui se détache des codes actuels de ce que l'on voit sur les réseaux sociaux. Je suis moi-même acteur de cela. Proposer un contenu attrayant, une vidéo courte et dynamique, c'est ce qui marche et c'est aussi, on ne va pas se cacher, ce qui me fait vivre pour l'instant.
Mais plus je grandis et plus j'ai cette envie de partager un contenu plus travaillé, plus long et riche de sens.
Les films m'ont toujours touché, de belles images, de beaux messages, des belles musiques et j'ai moi cette envie de mettre un peu un pied là-dedans, réaliser un film, un documentaire… appelons ça comme on veut, mais surtout faire un projet avec mon cœur avec pour objectif de toucher le vôtre.
Et quoi de mieux que le voyage, partir à l'aventure, à la découverte ? Je suis assez persuadé que le voyage est une vraie école de la vie, une ouverture d'esprit qui enrichit et crée des instants de bonheur inoubliables.
Mon ambition ?
Moi, j'ai découvert le monde quand j'avais 10 ans, je suis parti 1 an autour du monde et c'est cela qui a nourri cette envie de repartir et de le partager.
Alors je me suis longtemps questionné sur ce que j'allais partager ?
Et je suis tombé sur le travail de Martins Licis. Cet ancien Strongman réalise de superbes micro-documentaires dans lesquels il part à la rencontre des peuples et des cultures dans l'objectif de mettre en lumière des pratiques de force méconnues. Des coutumes avec des histoires fortes qui font partie de l'identité d'un peuple. Ça m'a énormément inspiré, et j'ai voulu y apporter ma patte, comprendre pourquoi ces peuples sont forts ? La génétique, les croyances, les défis…
Et également jouer le rôle de narrateur, partager mes ressentis, mes apprentissages. Me servir de cela pour véhiculer des messages et vous immerger encore plus dans le voyage
Alors, quel est le premier voyage ?
La Polynésie !
Ce n'est pas un choix au hasard. J'y suis allé quand j'avais 10 ans, et cette terre, cette atmosphère, m'avaient profondément marqué. J'ai toujours, au fond de moi, eu cette volonté d'y retourner un jour
Suite à tous ces échanges, le plan est acté : début juillet 2025, nous partons pour quasiment un mois d'immersion totale. Au programme, trois îles emblématiques : Tahiti, Huahine et Bora Bora, pour découvrir cette culture et tenter de comprendre ce qui fait la force des Polynésiens ?
PROJET 001 :
Alors, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous raconte tout ça ici, sur ce site ?
Car il est important pour moi que vous compreniez ce projet que je ne veux pas polluer par les codes des réseaux sociaux actuels (des contenus super dynamiques…). Je n'ai pas non plus monétisé ce projet pour donner une immersion complète
Cette collection symbolise le tout début de cette grande aventure : le Projet 001.
Le déclic :
J’ai beaucoup discuté avec Kau (créateur de contenu tahitien) que j’ai rencontré il y a près de 5 ans lors d’une soirée à Paris
Et m'a mis en relation avec Joram et sa femme qui ont créé la marque Talifit, ils m'ont fait une proposition incroyable : m'inviter durant 1 mois pour faire ce premier documentaire à Tahiti, les Polynésiens sont des forces de la nature, ils m'ont toujours fasciné, ça a donc tout de suite été logique pour moi
On a donc énormément échangé avec Kau Joram et sa femme pour mener à bien ce voyage et définir notre vision. C'est là que j'ai pris conscience de l'ampleur du projet et du travail colossal qu'il demande en coulisses. Heureusement, je suis très bien entouré.
Guillaume m'a beaucoup épaulé pour mener tout ça à bien et s'assurer de capturer l'essence de l'instant. Il connaît déjà bien la Polynésie, et comme moi, ce qui l'anime, c'est de filmer l'âme d'une culture et de son peuple, pas seulement des paysages de carte postale.
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(TOA : guerrier, MO’A : commencement)
c’est la pierre qui ouvre chaque cérémonie de soulevé de pierre. Elle symbolise le retour aux ancêtres et la connexion au passé.
Celle de Huahine est un défi redoutable : une masse ronde de 126 kg, extrêmement difficile à stabiliser sur l'épaule. En réussissant ce porté, je suis devenu le 10ème homme en Polynésie à dompter cette pierre spécifique. Elle à donc une symbolique importante pour moi.
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Ces chiffres sont les coordonnées GPS de la pierre “TOA MO’A” sur l'île de Huahine. Cette Ile est souvent nommée l’île authentique, c’est la plus préservée, où la spiritualité polynésienne reste ancrée dans le quotidien. Ce détail est un hommage à cette terre et à son histoire : une façon de garder un lien respectueux avec le lieu où ces traditions de force vivent encore simplement.
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On y retrouve une illustration de Pinot, mon mentor au soulevé de pierre. Originaire de Rurutu, l'île berceau de ce sport, il m'a accueilli et initié dès le premier jour. Acteur majeur de la discipline, il transmet sa passion aux jeunes pour faire vivre sa culture. Il incarne parfaitement la mentalité AITO : la résilience et le caractère combatif polynésien, une force qu'il prouve en étant l'un des rares à soulever la pierre de 160 kg.
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« Le guerrier ne plie pas face au vent, peu importe l’adversité et les tempêtes il reste toujours debout. »
Cette citation, c’est l’âme de la Polynésie. Vivre sur un territoire insulaire, isolé au milieu de l’immensité et livré aux caprices du climat, forge une résilience unique. Face aux éléments et à l'isolement, le peuple polynésien tient bon, immuable et solide, exactement comme une pierre.
PROJET 001
CHAPITRE 1 : Tahiti
Samedi 5 juillet – L'arrivée et l'adrénaline :
À 5h du matin, nous atterrissons. Kauw est là pour nous récupérer à l'aéroport avec les traditionnels colliers de fleurs, le symbole de l'accueil polynésien.
L'énergie est telle qu'on enchaîne la nuit d'après dans un bar jusqu'à 5h du matin pour fêter l'arrivée de notre acolyte, Tom
Malgré le jetlag qui nous frappe de plein fouet, on ne perd pas une seconde : direction la Pointe Vénus pour admirer le lever du soleil sur Tahiti.
Dimanche 6 juillet – L'immersion commence
au petit matin, passage obligé par le marché local : on fait le plein de Firi firi (les fameux beignets tahitiens), de poisson cru et de mangues fraîches.
À midi, on rejoint un banc de sable à 200 mètres de la côte. C'est la fête du dimanche par excellence : on profite de l'eau, une bière Hinano à la main.
L'après-midi, retour à la réalité sportive à Nahiti, la salle où nous faisons notre premier entraînement. La fatigue du jetlag (et de notre nuit blanche !) se fait lourdement sentir.
Lundi 7 juillet – La découverte du Soulevé de Pierre :
C’est le grand jour. Sur les docks du port de Tahiti, je m'initie enfin au soulevé de pierre traditionnel. C'est là que je rencontre Pino, une figure incontournable de la discipline, qui nous présente ce sport ancré dans la culture locale.
SOULEVER DE PIERRE : AMORA’A ‘OFA’I
À Tahiti, le soulevé de pierre (Amora’a ’ofa’i) est bien plus qu'une simple démonstration de puissance ; c'est un pilier du patrimoine culturel qui bat au rythme du Heiva Tu’aro Ma’ohi.
Lors de ces rassemblements, les athlètes doivent hisser sur leur épaule des blocs de roche volcanique pouvant dépasser les 150 kg, le tout dans un temps record et sous les acclamations du public. Chaque pierre a sa propre histoire, sa forme brute et son caractère indomptable, ce qui rend chaque levé unique et imprévisible. Ce n'est pas seulement le corps qui travaille, c'est une véritable communion entre l'homme et la terre.
C'est un moment de grâce brute où la technique, le souffle et le respect des traditions comptent autant que la force pure des bras. À travers ce sport, c'est toute la dignité et la persévérance d'un peuple qui s'expriment, transformant l'effort physique en un acte de mémoire vivante.
Mardi 8 juillet – Les grottes de Maraa :
Il est temps de s’accorder une pause bien méritée pour se baigner aux spectaculaires grottes de Maraa.
Le soir, immersion totale avec l'interview de la cheffe d'une troupe de danse traditionnelle en pleines répétitions.
Mercredi 9 juillet :
nous avons l'immense privilège d'interviewer Patu, une véritable légende du tatouage polynésien. Son emploi du temps est surchargé et il donne très peu d'interviews, mais grâce à Kau, nous avons pu capturer sa vision de cet art sacré.
LES TATOUAGES : TATAU
Le tatouage, ou Tatau, est l’écriture indélébile de l’âme polynésienne. Bien plus qu’une parure esthétique, c’est un rite de passage et une armure spirituelle qui raconte l'histoire, le rang et le courage de celui qui le porte. Traditionnellement réalisé au peigne et au maillet, le Tatau est une épreuve d'endurance physique et mentale qui exige une résilience absolue face à la douleur.
Chaque motif, chaque ligne géométrique a une signification précise : un lien avec les ancêtres, une protection divine ou un hommage à la nature. Se faire tatouer, c’est accepter de marquer son corps pour l'éternité afin de rendre visible son Mana intérieur. C'est le point de rencontre ultime entre l'art et la force : une discipline qui demande autant de courage au tatoué qu'au maître tatoueur (Tahu’a Tatau), gardien d'un savoir ancestral qui survit au temps.
Dans ce documentaire, le tatouage est le fil conducteur qui relie tous les athlètes, gravant dans leur peau la fierté de leur identité.
DANSE TRADITIONNELLE : ‘ORI TAHITI
La danse traditionnelle, ou 'Ori Tahiti, est le souffle vital de la culture polynésienne. Bien loin d'être une simple performance esthétique, c'est un langage du corps qui raconte l'histoire des îles, des dieux et des hommes. Pour les femmes (Vahine), elle demande une maîtrise technique et une endurance redoutable au niveau des hanches, tandis que pour les hommes (Tane), le Pa'oti exige une force explosive et une résistance musculaire des jambes hors du commun.
C'est une discipline athlétique de haut niveau où chaque mouvement a un sens, une ponctuation dans un récit ancestral. Danser le 'Ori Tahiti, c'est faire vibrer son Mana au rythme des percussions en bois (To'ere) et des peaux de requin (Pahu). C’est une célébration de la vie qui demande une discipline de fer et une connexion spirituelle totale : quand le danseur frappe le sol, c'est pour réveiller la terre et honorer ceux qui l'ont foulée avant lui. Dans ce documentaire, la danse apparaît comme la force élégante, le lien indispensable entre la puissance brute des sports de force et la poésie de l'âme tahitienne.
Jeudi 10 juillet – découverte de la lutte traditionnelle. :
Cap sur la magnifique plage de Rohutu, à Paea sur l'île de Tahiti, pour une immersion dans la lutte traditionnelle. Encadrés par l'expertise du coach Vehiha et accompagnés par le club Te Aro MMA, nous avons découvert cet art martial profondément ancré dans la culture locale.
L’après-midi nous assistions à une démonstration de souleve de pierre (80 à 120kg lors du Heiva) des athletes venus de tout le triangle polynesien qui etaient présent.
Samedi 12 juillet – Compétition de power le matin :
Dés le le matin nous assistons à une compétition de powerlifting locale, et il y à du sacré niveau !
La lutte traditionnelle, ou Tu’aro Ma’ohi, est l'expression la plus pure de la confrontation physique et fraternelle en Polynésie.
Pratiquée sur le sable, elle ne repose pas sur la force brute seule, mais sur l'équilibre, l'agilité et une lecture instinctive du corps de l'adversaire. Contrairement à de nombreux sports de combat modernes, il n'y a ici aucune volonté de blesser : le but est de déséquilibrer l'autre pour le ramener au sol, dans un respect mutuel profond.
Cette discipline est imprégnée de codes anciens où l'on se mesure pour tester son Mana et sa détermination. C'est un spectacle saisissant de puissance contenue, où chaque prise est un dialogue entre deux guerriers. La lutte à Tahiti n'est pas qu'un affrontement technique, c'est une célébration de la fraternité et du courage, rappelant que la force d'un homme se mesure aussi à sa capacité à rester ancré face à l'assaut, tout en respectant celui qui se tient devant lui.
LA LUTTE : TU’ARO MA’OHI
CHAPITRE 2 : Huahine
Dimanche 13 juillet – arrivée à Huahine
À notre arrivée le dimanche soir, Julien (de la famille de Joram) nous récupère. Le contraste avec Tahiti est saisissant : Huahine est beaucoup plus préservée, sauvage, sans lumières artificielles pour gâcher la nuit.
Lundi 14 juillet – Toa Moa
Ce début de semaine était dédié à une véritable légende locale : le fameux rocher Toa Moa. Après avoir relevé le défi de le soulever, la journée s'est poursuivie par une rencontre très enrichissantes. J'ai eu la chance d'échanger avec Patrick, un historien passionné qui m'a partagé son regard unique sur l'histoire et les légendes de Huahine.
En fin de journée, nous partons faire du Va'a(la pirogue traditionnelle) sous un coucher de soleil magistral, avec en prime l'apparition majestueuse des baleines
Mardi 15 juillet - entraînement :
on s'entraîne à 9h de manière très old-school dans la salle de sport improvisée d'un habitant de l'île, avant de faire le tour de Huahine l'après-midi.
LA PIROGUE : VA’A
La pirogue, ou Va’a, est bien plus qu’un sport en Polynésie : c’est l’ADN même d’un peuple de navigateurs. C’est à bord de ces embarcations que les ancêtres ont conquis le Pacifique, guidés par les étoiles et le mouvement des vagues. Aujourd'hui, le Va’a reste le sport roi, une discipline d'endurance extrême où la synchronisation parfaite des rameurs est la clé.
Ramer sur un Va’a, c'est entrer en résonance avec l'océan. Chaque coup de rame doit être identique à celui de ses coéquipiers pour que la pirogue "glisse" véritablement sur l'eau. Ce sport demande une puissance cardiaque et musculaire phénoménale, mais aussi une force mentale hors du commun pour affronter la houle du large pendant des heures. C’est l’expression ultime de la solidarité : dans une pirogue, on n'est rien seul, on n'existe qu'à travers le collectif.
Le Va’a rappelle chaque jour aux Polynésiens que leur route est tracée sur l'eau et que leur force réside dans l'unité face aux éléments.
CHAPITRE 3 : Bora Bora
Mercredi 16 juillet – Cap sur la perle du Pacifique :
Nous prenons le bateau Apetahi direction Bora Bora. Accueillis par l'équipe Tali Fit, nous nous installons dans un studio prêté par un habitant.
rajouter info du jeudi 17 à mercredi 24 juillet :
Du Jeudi 17 au Mercredi 24 juillet – Vie locale et épreuves de force Les jours s'enchaînent entre moments officiels (rencontre avec le maire, invitation au spectacle de danse) et explorations de l'île (scooter, plage de Matira, plongée avec les requins, visite des vieux canons).
Notre routine s'installe vite : chaque jour, je m'entraîne à la salle de Vaitape et les soirs, on dîne à la "roulotte" de Joram et on termine parfois sur les pirogues avec l'équipe.
Mercredi 24 juillet – Le tournant du docu
je participe à un soulevé de pierre matinal chez Tario, où j'ai même le privilège de graver ma propre pierre.
Le soir, l'intensité monte encore d'un cran en assistant à l'impressionnante course de porteurs de fruits.
Vendredi 27 Juillet - aventure sur les ilots de sable :
nous partons en expédition sur un Motu (îlot de sable). Au programme : pêche nocturne, ramassage de coquillages, pêche au harpon et nuit magique à la belle étoile.
Samedi 28 juillet : Dernier entrainement
C'est le dernier entraînement. Le moment de quitter Bora Bora est rempli d'émotion ; pour marquer le coup, l’équipe de Tali Fit m’offre leur drapeau qui trône désormais dans ma salle de sport. Et pour finir une toute dernière soirée de célébration.
Le dimanche 29 Juillet : le grand départ :
Notre aventure se termine par un ultime restaurant avec Kauw avant notre vol retour à 5h du matin. Nous partons le cœur lourd mais rempli de souvenirs
L’ÉQUIPE
Antoine
Kau
Monet Goode
Emmet Marsh
Pinot
Tom