Ce n'est pas un choix au hasard. J'y suis allé quand j'avais 10 ans, et cette terre, cette atmosphère, m'avaient profondément marqué. J'ai toujours, au fond de moi, eu cette volonté d'y retourner un jour
La naissance d’un projet
Depuis très longtemps j'ai cette profonde envie de réaliser un projet vidéo qui me tient à cœur, un format long qui se détache des codes actuels de ce que l'on voit sur les réseaux sociaux dont suis moi-même acteur. Proposer un contenu attrayant, une vidéo courte et dynamique, c'est ce qui marche et c'est aussi, on ne va pas se cacher, ce qui me fait vivre pour l'instant.
Mais plus je grandis et plus j'ai cette envie de partager un contenu plus travaillé, plus long et riche de sens.
Les films m'ont toujours touché, de belles images, de beaux messages, des belles musiques et j'ai moi cette envie de mettre un peu un pied là-dedans, réaliser un film, un documentaire… appelons ça comme on veut, mais surtout faire un projet avec mon cœur avec pour objectif de toucher le vôtre.
Et quoi de mieux que le voyage, partir à l'aventure, à la découverte ?
Je suis assez persuadé que le voyage est une vraie école de la vie, une ouverture d'esprit qui enrichit et crée des instants de bonheur inoubliables.
Mon ambition ?
Moi, j'ai découvert le monde quand j'avais 10 ans, je suis parti 1 an autour du monde et c'est cela qui a nourri cette envie de repartir et de le partager.
Alors je me suis longtemps questionné sur ce que j'allais partager ?
Et je suis tombé sur le travail de Martins Licis. Cet ancien Strongman réalise de superbes micro-documentaires dans lesquels il part à la rencontre des peuples et des cultures dans l'objectif de mettre en lumière des pratiques de force méconnues. Des coutumes avec des histoires fortes qui font partie de l'identité d'un peuple. Ça m'a énormément inspiré, et j'ai voulu y apporter ma patte, comprendre pourquoi ces peuples sont forts ? La génétique, les croyances, les défis…
Et également jouer le rôle de narrateur, partager mes ressentis, mes apprentissages. Me servir de cela pour véhiculer des messages et vous immerger encore plus dans le voyage
Alors, quel est le premier voyage ?
La Polynésie !
Le déclic :
J’ai beaucoup discuté avec Kau (créateur de contenu tahitien) que j’ai rencontré il y a près de 5 ans lors d’une soirée à Paris.
Il m'a mis en relation avec Joram et sa femme qui ont créé la marque Talifit, ils m'ont fait une proposition incroyable : m'inviter durant 1 mois pour faire ce premier documentaire à Tahiti, les Polynésiens sont des forces de la nature, ils m'ont toujours fasciné, ça a donc tout de suite été logique pour moi.
On a donc énormément échangé avec Kau, Joram et sa femme pour mener à bien ce voyage et définir notre vision. C'est là que j'ai pris conscience de l'ampleur du projet et du travail colossal qu'il demande en coulisses. Heureusement, je suis très bien entouré.
Guillaume m'a beaucoup épaulé pour mener tout ça à bien et s'assurer de capturer l'essence de l'instant. Il connaît déjà bien la Polynésie, et comme moi, ce qui l'anime, c'est de filmer l'âme d'une culture et de son peuple, pas seulement des paysages de carte postale.
Suite à tous ces échanges, le plan est acté : début juillet 2025, nous partons pour quasiment un mois d'immersion totale. Au programme, trois îles emblématiques : Tahiti, Huahine et Bora Bora, pour découvrir cette culture et tenter de comprendre d’où vient réellement la force physique et psychologique des Polynésiens.
PROJET 001
Alors, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous raconte tout ça ici, sur ce site ?
je tiens beaucoup à ce projet, et à ce qu’il reste le plus authentique possible. J’ai fait le choix de ne pas monétiser ce documentaire pour vous apporter l’expérience la plus immersive possible.
Mais chaque projet à un coût, et grâce à cette collection, je peux vous faire voyager à la découverte des sports de force dans le monde.
Cette collection symbolise le tout début de cette grande aventure : le Projet 001.
PROJET 001
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(TOA : guerrier, MO’A : commencement)
c’est la pierre qui ouvre chaque cérémonie de soulevé de pierre. Elle symbolise le retour aux ancêtres et la connexion au passé.
Celle de Huahine est un défi redoutable : une masse ronde de 126 kg, extrêmement difficile à stabiliser sur l'épaule. En réussissant ce porté, je suis devenu le 10ème homme en Polynésie à dompter cette pierre spécifique. Elle à donc une symbolique importante pour moi.
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Ces chiffres sont les coordonnées GPS de la pierre “TOA MO’A” sur l'île de Huahine. Cette Ile est souvent nommée l’île authentique, c’est la plus préservée, où la spiritualité polynésienne reste ancrée dans le quotidien. Ce détail est un hommage à cette terre et à son histoire : une façon de garder un lien respectueux avec le lieu où ces traditions de force vivent encore simplement.
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On y retrouve une illustration de Pinot, mon mentor au soulevé de pierre. Originaire de Rurutu, l'île berceau de ce sport, il m'a accueilli et initié dès le premier jour. Acteur majeur de la discipline, il transmet sa passion aux jeunes pour faire vivre sa culture. Il incarne parfaitement la mentalité AITO : la résilience et le caractère combatif polynésien, une force qu'il prouve en étant l'un des rares à soulever la pierre de 160 kg.
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« Le guerrier ne plie pas face au vent, peu importe l’adversité et les tempêtes il reste toujours debout. »
Cette citation, c’est l’âme de la Polynésie. Vivre sur un territoire insulaire, isolé au milieu de l’immensité et livré aux caprices du climat, forge une résilience unique. L'aspect guerrier de ce peuple est tout autant ancré dans leur génétique que leur culture.
CHAPITRE 1 : Tahiti
Samedi 5 juillet – L'arrivée à Tahiti :
Notre avion atterris à 5h du matin. Kau est déjà là pour nous récupérer à l'aéroport avec les traditionnels colliers de fleurs, le symbole de l'accueil polynésien.
Malgré le jetlag qui nous frappe de plein fouet, on ne perd pas une seconde , on veut profiter le plus possible. Direction la plage de la Pointe Vénus pour admirer le lever du soleil sur Tahiti.
L'énergie est telle qu'on enchaîne la nuit d'après dans un bar jusqu'à 5h du matin pour fêter l'arrivée de notre acolyte, Tom.
Dimanche 6 juillet – L'immersion commence
Au petit matin, passage obligé par le marché local : on fait le plein de Firi firi (les fameux beignets tahitiens), de poisson cru et de fruits frais, on sait qu’on en aura besoin vu ce qu’il nous attends.
À midi, on rejoint un banc de sable à 200 mètres de la côte. C'est la fête du dimanche par excellence : on profite de l'eau, une bière Hinano à la main.
L'après-midi, retour à la réalité sportive à Nahiti, la salle où nous faisons notre premier entraînement. Dans ce club très communautaire, tout le monde se pousse vers le haut, même fatigué avec le jetlag on à qu'une idée en tête c’est passer un bon moment et soulever des grosses barres.
Lundi 7 juillet – Découverte du Soulevé de Pierre :
C’est le grand jour. Sur les docks du port de Tahiti, je suis initié au soulevé de pierre traditionnel, et pas par n’importe qui, par Pino. Un champion de la discipline qui donne l’impression que c’est simple, alors que ce sport demande beaucoup de force et de technique.
Au delà du sport, on vit un moment incroyable, en immersion totale dans la vie polynésienne, avec tout le quartier réuni pour livrer combat avec ces cailloux.
C’EST QUOI LE SOULEVER DE PIERRE : AMORA’A ‘OFA’I
À Tahiti, le soulevé de pierre (Amora’a ’ofa’i) est bien plus qu'une simple démonstration de puissance ; c'est un pilier du patrimoine culturel qui bat au rythme du Heiva Tu’aro Ma’ohi.
Lors du Heiva, chaque habitant de l’ile rassemble ses meilleurs guerriers pour faire le tour de l’ile et réussir à soulever les pierres de chaque village.
C’est plus qu’un simple sport de force, le but est de soulever au dessus de ses épaules des pierres allant jusqu'à 160 kg le plus rapidement possible.
Et croyez moi pour avoir essayé, même avec les meilleurs mentors, la force brute ne suffit pas, cela demande une technique irréprochable.
À travers ce sport, c'est tout l’esprit guerrier et la persévérance d'un peuple qui s'expriment, transformant l'effort physique en un acte de mémoire vivante.
Mardi 8 juillet – Les grottes de Maraa :
Il est temps de s’accorder une pause bien méritée pour se rafraichir dans l’eau glacée (dont je suis un très grand fan ) des grottes de Maraa, et d’admirer toute la nature unique qui l’entoure.
C’est dans ces eau froides que chaque premier de l’an les polynésiens venaient se purifier lors du tour de l’ile.
Le soir, immersion totale avec l'interview de la cheffe d'une troupe de danse traditionnelle en pleines répétitions.
La troupe Hei Tahitiest un grand groupe de danse plusieurs fois primé au festival du Heiva i Tahiti. Elle a pour vocation de promouvoir la danse mais aussi l’histoire de Tahiti et ses iles en choisissant chaque année une thématique est étudiée et développée avec la visite de de sites historiques ou en rencontrant des personnalités de la culture polynésienne.
Mercredi 9 juillet : à la source du tatouage polynésien
c’est ce jour la que nous avons l'immense privilège d'interviewer Patu, une véritable légende du tatouage polynésien. Il est un emblème du tatouage authentique comme à l’ancienne et grâce à Kau, nous avons pu capturer sa vision de cet art sacré.
C’EST QUOI LES TATOUAGES : TATAU
Le tatouage, ou Tatau, est l’écriture indélébile de l’âme polynésienne. Bien plus qu’une parure esthétique, c’est un rite de passage et une armure spirituelle qui raconte l'histoire, le rang et le courage de celui qui le porte. Chaque tatouage représente une étape de la vie d’un polynésien et marque les expériences directement sur le corps. Certains motifs sont même un héritage, et se transmettent de famille en famille.
Traditionnellement réalisé au peigne et au maillet, le Tatau est une épreuve d'endurance physique et mentale qui exige une résilience absolue face à la douleur.
Cette discipline place le maitre tatoueur (Tahu’a Tatau) comme un vrai gardien d’un savoir ancestral qui tisse les liens entre l’homme et son histoire.
Dans le documentaire, le tatouage est un fil conducteur qui relie tous les athlètes, chacun d’eux à gravé dans leur peau la fierté de leur identité et de leur histoire.
C’EST QUOI LA DANSE TRADITIONNELLE : ‘ORI TAHITI
La danse traditionnelle, ou 'Ori Tahiti, est le souffle vital de la culture polynésienne. Bien loin d'être une simple performance esthétique, c'est un langage du corps qui raconte l'histoire des îles, des dieux et des hommes. Pour les femmes (Vahine), elle demande une maîtrise technique et une endurance redoutable au niveau des hanches, tandis que pour les hommes (Tane), le Pa'oti exige une force explosive et une résistance musculaire des jambes hors du commun.
Cette discipline est d’autant plus forte de par son histoire. Elle représente une forme de lutte face au missionnaires venues coloniser ces iles, interdisant toute forme de danse pendant longtemps. Et aujourd’hui chaque mouvement de ces danseurs rapproche les polynésiens de leur culture ancestrale et démontrer que malgré toutes ces épreuves leur philosophie de vie est plus forte que tout.
Jeudi 10 juillet – découverte de la lutte traditionnelle :
Cap sur la magnifique plage de Rohutu, à Paea sur l'île de Tahiti, pour une immersion dans la lutte traditionnelle.
On a eu la chance d’être encadrés par l'expertise le club Te Aro MMA et leur coach Vehiha.
Moi qui adore sortir de ma zone de confort, j’ai été servis ! Ce sport de combat est un mélange de mobilité et de force qui demande à savoir lire son adversaire et à s’adapter, avoir un vrai instinct guerrier.
Samedi 12 juillet – Compétition de power le matin :
Dés le le matin nous assistons à une compétition de powerlifting locale, et il y à du sacré niveau !
Je trouves ca génial de voir que ce sport se démocratise même à l’autre bout du monde avec une fédération et un haut niveau.
L’après-midi nous assistions à une démonstration de soulevé de pierre allant jusqu'à 120kg avec des athlètes venus de tout le triangle polynésien.
C’EST QUOI LA LUTTE : TU’ARO MA’OHI
La lutte traditionnelle, ou Tu’aro Ma’ohi, est l'expression la plus pure de la confrontation physique et fraternelle en Polynésie.
Pratiquée sur le sable, elle ne repose pas sur la force brute seule, mais sur l'équilibre, l'agilité et une lecture instinctive du corps de l'adversaire. Contrairement à de nombreux sports de combat modernes, il n'y a ici aucune volonté de blesser : le but est de déséquilibrer l'autre pour le ramener au sol, dans un respect mutuel profond.
La lutte à Tahiti n'est pas qu'un affrontement technique, c'est une célébration de la fraternité et du courage, rappelant que la force d'un homme se mesure aussi à sa capacité à rester ancré face à l'assaut, tout en respectant celui qui se tient devant lui.
Dimanche 13 juillet – arrivée à Huahine
À notre arrivée le dimanche soir, Julien (un local de l’ile) nous récupère. Le contraste avec Tahiti est saisissant : Huahine est beaucoup plus préservée, sauvage, sans lumières artificielles pour gâcher la nuit avec seulement 6 000 habitant.
CHAPITRE 2 : Huahine
Lundi 14 juillet – la pierre Toa Moa
Ce début de semaine était dédié à une véritable légende locale : le fameux rocher Toa Moa. Seulement 9 personnes on réussi à la soulever de par ses 126 kg et sa forme particulièrement ronde.
Cette épreuve montre qu’il faut respecter la pierre en restant humble face à elle, mais tout donner pour réussir.
Apres plusieurs essais, je suis devenu le 10éme homme à avoir soulevé cette pierre.
Suite à ca j'ai eu la chance d'échanger avec Patrick, un habitant de l’ile qui a une grande connaissance m'a partagé son regard unique sur l'histoire et les légendes de Huahine. Grace à lui nous avons pu comprendre beaucoup de chose sur Huahine “L’ile de la femme” autrement appelée l’ile authentique.
Il nous a aussi expliqué les raison pour lesquelles il faut utiliser le mot “Mana” avec des pincettes. C’est un terme qui est aujourd’hui utilisé à outrance alors qu’il symbolise le lien entre les polynésiens et leur terre.
“tenter de le définir c’est tenter de le travestir. “
En fin de journée, nous partons faire du Va'a(la pirogue traditionnelle) sous un coucher de soleil magistral, avec en prime l'apparition de baleines.
Mardi 15 juillet - entraînement :
on s'entraîne à 9h de manière très old-school dans la salle de sport improvisée d'un habitant de l'île qui à mis du matériel a disposition pour que les jeunes de l’ile puisses faire du sport.
je vis un vrai moment de partage et je me rends compte du privilège que j’ai d’être accueilli ici, les jeunes sont à l’écoute et veulent apprendre à devenir plus fort.
C’EST QUOI LA PIROGUE TRADITIONNELLE : VA’A
La pirogue, ou Va’a, est bien plus qu’un sport en Polynésie : c’est l’ADN même d’un peuple de navigateurs. C’est à bord de ces embarcations que les ancêtres ont conquis le Pacifique, guidés par les étoiles et le mouvement des vagues. Aujourd'hui, le Va’a reste le sport roi, une discipline d'endurance extrême où la synchronisation parfaite des rameurs est la clé.
Ce sport demande un cardio et une force musculaire phénoménale, mais aussi une force mentale hors du commun pour affronter la houle du large pendant des heures. C’est l’expression ultime de la solidarité : dans une pirogue, on n'est rien seul, on n'existe qu'à travers le collectif.
Le Va’a rappelle chaque jour aux Polynésiens que leur route est tracée sur l'eau et que leur force réside dans l'unité face aux éléments.
CHAPITRE 3 : Bora Bora
Mercredi 16 juillet – Cap sur la perle du Pacifique :
Nous prenons le bateau Apetahi direction Bora Bora. Accueillis par l'équipe Tali Fit, nous sommes accueillis chez Joram. Dès notre arrivée on est submergé par la beauté de cette Ile, même si on est pas venu pour faire les touristes.
Notre routine s'installe vite : chaque jour, je m'entraîne à la salle de Vaitape et les soirs, on dîne à la "roulotte" de Joram et on termine parfois sur les pirogues avec l'équipe.
rajouter info du jeudi 17 à mercredi 24 juillet :
Du Jeudi 17 au Mercredi 24 juillet – Vie locale et épreuves de force Les jours s'enchaînent entre moments officiels (rencontre avec le maire, invitation au spectacle de danse) et explorations de l'île (scooter, plage de Matira, plongée avec les requins, visite des vieux canons).
Mercredi 24 juillet – je grave ma propre pierre
je participe à un soulevé de pierre matinal chez Tario avec toute l’équipe.
Apres cette session j'ai même eu le privilège de graver ma propre pierre.
Le soir, l'intensité monte encore d'un cran en assistant à l'impressionnante course de porteurs de fruits, ou j’ai même eu la chance de participer.
Vendredi 27 Juillet - aventure sur les ilots de sable :
nous partons en expédition sur un Motu (îlot de sable). Au programme : pêche nocturne, ramassage de coquillages, pêche au harpon et nuit à la belle étoile.
Samedi 28 juillet : Dernier entrainement
C'est le dernier entraînement. Le moment de quitter Bora Bora est rempli d'émotion ; pour marquer le coup, l’équipe de Tali Fit m’offre leur drapeau qui trône désormais dans ma salle de sport. Et pour finir une toute dernière soirée de célébration.
Le dimanche 29 Juillet : le grand départ :
Notre aventure se termine par un ultime restaurant avec Kau avant notre vol retour à 5h du matin.
Nous partons le cœur lourd mais rempli de souvenirs
L’ÉQUIPE
Antoine
Kau
Tom
Monet Goode
Pinot
Emmet Marsh